logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

22/05/2007

documentaire les origines du flamenco

NOTE D’INTENTION

Jusqu’à présent, tous les documentaires sur le Flamenco, diffusés à la télévision, reposaient sur des investigations stéréotypées et n’apportaient aucune autre réflexion sur les origines réelles et profondes du flamenco et de sa culture.

L'enquête, que nous proposons, tentera d’exposer une autre hypothèse que plusieurs éléments, qui n'ont jamais été développés et élucidés, vont étayer. Elle retrace l’histoire d’une élite d’artistes nomades d'ethnies diverses, provenant du pays du Nil : l’Egypte. Nous montrerons que la traduction espagnole de "gitans", qui signifie : "égyptiens" est loin d'être fortuite !

C'est au sein de Alméria, dans un monde régi par la culture andalouse, juive et maure, que cette caste allait progressivement élaborer une nouvelle forme d'expression, qui influencera la totalité du folklore espagnol : le flamenco.

Cette métamorphose se concrétisa en un premier temps par le chant profond, qui retraçait les déboires malheureux subis par toutes ces populations, dont le mode de vie importunait les rois catholiques. En somme, marginaux andalous, tsiganes, juifs, musulmans, alliés à ces artistes, furent envoyés en prison, aux galères et dans les mines : nous exposerons ainsi ces lieux et ces métiers, symboles, à l'état embryonnaire, des premières manifestations de l'art Flamenco... Dans l’atmosphère de ces lieux , le terme «TARANTOS» qui signifie en dialecte andalou: «ILS Y SERONT TOUS !» apparaîtra pour la première fois.

Pour oublier les états de détresse, à la fois physique et psychologique, de ces bannis, la danse viendra normalement seconder cette expression vocale : danse imprégnée d’attitudes, de manifestations gestuelles issues des arts divinatoires égyptiens et gitans.

Chants et danses ne pouvaient vivre sans l’apport d'un troisième élément : la guitare. Cet instrument de musique structura le flamenco, pour devenir l’image de marque des gitans, de leur musique et naturellement de la culture espagnole. Malheureusement trop souvent réduit à sa manifestation stéréotypée, pour charmer le grand public, le flamenco en réalité est bien autre chose qu’un simple divertissement pour touristes. Ce documentaire le démontrera. Aujourd'hui, si certains "Tarantos" tentent de faire revivre la "magie" flamenca, d'autres, par contre, la transforment avec la modernité du temps présent.

SYNOPSIS

Au Moyen-Âge, des nomades au teint sombre vivent dans des grottes troglodytes d'Alméria, à l'est de l'Andalousie. Qui sont-ils? Que font-ils? ... Etaient-ils les précurseurs de la civilisation légendaire : l'Atlantide, symbolisée par la Grèce antique, à travers les deux colonnes d'Hercule, dont l'héraldique se situe d'ailleurs au sein du drapeau espagnol ?

Provenaient-ils de l'Inde ancienne, comme l'affirment la grande majorité des spécialistes ?
Etaient-ils le "peuple élu" que la Bible dénomme "juifs"? Avaient-ils partagé le "Grand Savoir" des prêtres égyptiens, avant d'échapper aux cruels pharaons, pour finalement immigrer dans le sud de l'Espagne ? Pourquoi certains d'entre eux disaient descendre d'une «Caste Royale», qu'ils appellent «Calé»? Pourquoi sont-ils aussi croyants, embrassant toutes les religions et évoquant souvent "l'inspiration" d'une "âme créatrice" : Le Duende, un terme énigmatique, dont la traduction en langue castillane, reste obscure?

Et si on imaginait l'hypothèse la plus absurde, mais qui peut-être expliquerait tout, en passant par l'origine mystérieuse de l'art Flamenco; ne seraient-ils pas tout simplement de Alméria : "leur centre" du monde ?

Alméria : une ville entourée par un désert. Une ville, dont le paysage lunaire situé au bord de la mer avait même fasciné les conquérants de l'époque. Impressionnés, ils l'avaient dénommée : "le miroir d'Allah", le "reflet de la ville Sainte et Eternelle de Dieu", en parlant religieusement ou d'un "point de vue" biblique. Dans cette région d’Espagne, où l’Islam était particulièrement prédominant, ces immigrés fraterniseront avec les arabes et les juifs, peuples de civilisations nomades comme eux, et s’enrichiront de ce mélange de cultures. Forte d’une tradition orientée vers le sacré, cette dynastie d’artistes, devenue «gitane andalouse», influencera non seulement les autres peuples présents sur cette partie du sol ibérique, mais également la totalité de la culture espagnole.

Par la suite, tout comme les trois autres communautés nomades (arabes, juifs et tsiganes), ces «gitans andalous» seront pourchassés par les rois catholiques, pendant des siècles. Ils se retrouveront tous envoyés aux galères, en prison et dans les mines. "Ils y seront tous !"; formule qui se traduira par un mot et qui deviendra le nom de leur tribu, de leur caste: "Los Tarantos".

Pour supporter leurs conditions pénibles, ces gitans chanteront leurs malheurs, créant ainsi une nouvelle forme d’expression : l’art flamenco. En voyageant dans les lieux mythiques de leurs périples (la province de Alméria, Grenade, Cordoue, Séville...), nous rencontrerons leurs descendances ( la famille SEGURA entre autres) dont les aïeux ont vécu cette aventure et qui vivent encore comme les premiers gitans, respectant à la lettre traditions et cultures. Illustrée par des chants profonds, interprété par Manuel Serrano (de la formation Toma Ké Toma), la naissance du flamenco prendra corps.

Le chant, une fois encore, trahira leur véritable origine, tandis que la danse, qui découlera de ces chants, montrera l’évidente parenté du Flamenco avec les arts divinatoires. Le groupe KAHENA illustrera, par ses différentes danses, les attitudes et les gestes directement liés à ces arts divinatoires. Cependant, avec le temps, l’aspect sacré et occulte de leur Tradition finira par se vulgariser progressivement, à l’image du folklore qui anéantira l’impact des sciences divinatoires. C’est ainsi que le Flamenco se noya dans la danse, pour le plaisir de spectateurs néophytes mais néanmoins charmés par le dépaysement. Aujourd’hui, si certains «Tarantos» tentent de faire revivre la magie flamenca; d’autres, en revanche, la transforment à l’image de la modernité actuelle. Des précurseurs, comme Vicente Almaraz, mirent en avant la musique spécifiquement flamenca au détriment du chant et de la danse. Tout en respectant les bases traditionnelles, de jeunes talents se sont engouffrés dans ce mouvement pour moderniser le flamenco. Un groupe comme Fahem Quintet l’illustrera.

Coincé entre les impacts de la tradition et de la modernité, le flamenco ne cesse d’évoluer et de progresser. De nombreuses écoles de flamenco, comme celle de Carmen De Torres de Séville ou encore « LA ESCUELA C. DE LAS CUEVAS » de Grenade le prouvent et perpétuent cet art. D’autre part, il se développe actuellement un flamenco international, comme le démontrent des artistes étrangers, notamment des guitaristes- le français Laurent Jaulin entre autres-. Par ce fait, on peut affirmer à juste titre, que cette expression artistique, créée par un groupe de nomades provenant d’une "caste royale", est loin de dépérir.

Les commentaires sont fermés.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique