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07/05/2010

courts métrages 4

EN PLEIN BROUILLARD:

Nadine Trouvé, se sentant seule, répond à une annonce de rencontres. Elle fait ainsi la connaissance de Jacques Donet. Leur rencontre débouche sur une idylle touchante. Nadine trouva en Jacques un tendre ami. Mais, elle avait un terrible secret qu’elle ne pouvait dévoiler à Jacques. Elle fit tout pour lui dissimuler, mais un soir tout craqua.

Cela tourna au drame. Une enquête policière aboutira à la conclusion suivante: Nadine Trouvé avait assassiné son ami Jacques Donet, prise d’une violente et incontrôlable crise d’épilepsie. Dans un établissement de repos, Nadine, complètement perdue dans les nua-ges, demandait pardon à Jacques. Mais, il était trop tard.

LA FETE AU VILLAGE:

Un jeune homme, épris de camping, roulait joyeusement sur une départementale. Une déviation l’empêcha de continuer sa route et le conduisit vers un chemin caillouteux qui lui réservera maintes surprises. Ce sentier le guida vers un village où tous les habitants étaient atteints d’un mutisme étrange. L’hospitalité n’était pas la principale qualité de ce village. Cette ambiance lourde inquiéta notre visiteur. Il tenta de rebrousser chemin, mais, hélas, la chasse à l’homme avait été ordonnée. Cette chasse à l’homme correspondait à l’accomplissement d’un rite particuliers. Cette cérémonie était l’activité principale de la secte, qui vivait dans ce village, et dont les membres étaient tous des habitants du hameau. L’étranger joua, et pour cause, un grand rôle dans cette fête au village, très spéciale.



INSOUPCONNABLE:

Le récitant nous fait partager la vie d’un couple. Au départ, quand il se forma, ce couple était harmonieux. Mais, avec le temps, il s’avéra que le mari n’était pas assez mûr pour affronter les responsabilités de la vie d’un couple. L’ambiance rose, qui y régnait, se dissipa. De nombreuses querelles se produisirent, le récitant en fut souvent le témoin muet.

Dans cette maison, il était simplement toléré, avec toutes les aspects humiliants que cette formulation impliquait. Le mari le considérait comme une quantité négligeable, bien inoffensive. Mais, ce que ne savait pas le mari, c’est qu’il devenait, à cause de leur situation tendue, le plus sûr et fidèle confident de sa femme. Lors d’une dernière dispute, plus violente que les autres, le récitant fut outré de la tournure des événements. Il décida d’agir. Profitant de l’absence de la jeune épouse, il trouva l’occasion de venger son amour. Il déséquilibra le mari qui se tua dans sa chute. L’enquête, qui s’en suivit, n’aboutit sur rien. Le récitant, bien que présent lors des investigations, ne fut pas soupçonné. Car, comme avec le mari, il fut considéré par l’inspecteur comme une quantité négligeable. L’affaire fut classée.

Quelques temps plus tard, la jeune épouse prit quelques vacances. Elle était accompagnée de son confident le plus fidèle: son petit caniche noir.

PAUVRE BLACKY:

Dans la nuit, perdu dans les dédales de rues faiblement éclairées, Blacky court pour sauver sa vie. Les blancs ont décidé sa mise à mort.

Les hommes de Blacky, tous aussi basanés que lui, vont faire le maximum pour le sauver. Mais les blancs sont plus efficaces, le combat est impitoyable. Il n’y a pas réellement de haine entre les ennemis éternels, mais une froide attitude déterminée, concoctée par un traditionnel endoctrinement prônant la mort de l’autre, à la couleur de peau différente.

Queenie est l’exemple vivant, malgré la passion que lui porterait facilement Blacky, si celle-ci daignait le regarder qu’une seule fois. Mais non, leur destin était tout tracé. Blacky le savait. Il allait survivre le temps d’une lutte et mourir. Car les Dieux l’avaient décidé ainsi. C’était comme cela que se terminait chaque partie d’échecs entre Henri et Pierre.

LA PLANQUE:

Deux policiers surveillaient les allées et venues d’un ancien détenu, fraîchement libéré. Le plus âgé des deux policiers avait de nombreuses raisons pour filer ce gangster. Le malfrat avait, il y a quelques années de cela, avec quelques complices, cambriolé un usurier qui détenait maints trésors. Les policiers avaient attrapé nombre de ses complices. Il fut le seul à s’échapper, promenant, lors d’une longue poursuite, les policiers dans la ville et la banlieue. Il fut pris un peu plus tard pour une peccadille, mais le mystère du magot de l’usurier ne fut pas résolu.

L’inspecteur têtu pensait, maintenant, en le suivant, trouver la solution à ce problème. Le gangster réussit une deuxième fois à le semer. L’inspecteur se laissa guider par un vieux souvenir qui lui revint en mémoire. Il repéra facilement le bandit. Celui-ci venait de retrouver l’endroit où, il y avait quelques temps de cela, il avait planqué son magot. Cette planque idéale était, à l’époque, une décharge de carcasses de voitures endommagées. Elle s’était transformée en une zone industrielle où d’élancés buildings avaient poussé. Son magot était planqué sous les fondations de ces buildings.


LA ZONE:

Un jeune homme un peu paumé, un peu délinquant, est poursuivi par des policiers en plein 20ème arrondissement: quartier qu’il ne connaît point, car il squattait dans le 13ème avec son amie Lili. Il rôdait dans ce secteur justement par amour pour Lili, afin de lui procurer une dose d’héro.

Les policiers étaient toujours à ses trousses. Malgré la nuit noire, ses vêtements clairs le rendaient très visible. Il décida d’en changer, en attaquant un jeune homme qui sortait d’un immeuble. Il lui prit ses vêtements. Le dévalisé, sans aucune rancune, lui conseilla de ne pas fuir dans cette direction. Le jeune échangiste ne comprenait pas, il ne pouvait pas reprendre la voie conseillée par le jeune homme, les policiers s’y trouvaient encore. Il prit l’autre direction, échappa aux policiers, mais tomba dans un traquenard: des loubards l’agressèrent. Ils le traitèrent de RIVERS, il ne commença à comprendre que lorsqu’il se rendit compte que ses agresseurs étaient des MOB’S. L’un des leurs venait de se faire suriner par un RIVERS. Il paya de sa vie un délit qu’il n’avait pas commis.

courts métrages 3


L’ASSECHE

Préparations en parallèle de deux boxeurs qui vont s’affronter pour le titre de champion d’Europe des poids moyens et d’une troupe militaire qui va attaquer des positions ennemies.

Pendant le combat de boxe, l’enfant du challenger français regarde le match à la télé, sa femme s’envoie en l’air avec son amant et l’organisateur, après avoir compté la magnifique recette, passe sa soirée avec une prostituée vulgaire.

Le combat militaire fait rage. Il y a de nombreuses victimes, blessées ou tuées, tandis que les généraux mènent la bataille dans des salons cossus, loin des attaques violentes et meurtrières.

Après un âpre combat, le challenger français est devenu champion d’Europe. Il retrouve son domicile conjugal, embrasse son fils qui a rejoint le pays des songes et sa femme qui lit un roman, sans faire attention à lui. Avant de trouver le sommeil, le champion est agité par des images qui relatent les instants de la bataille et du combat de boxe.

LE CHIEN CHIEN A SON PEPERE

Un certain nombre de crimes affreux sont commis par un chien, Filou, qui obéit aux ordres d’un invisible maître.

André et Martine Cachan, fils et belle fille de Max Cachan, viennent rendre visite à Max Cachan. Agé de 70 ans, Max passe son temps et son argent dans une activité qui détonne avec son intérieur et son aspect physique : l’informatique et internet. Cette chose désole ses enfants qui voient, dans cette attitude de l’ancien, une façon désinvolte de dépenser leur futur héritage, même s’ils sont surpris par les ressources infondées de leur cher parent. Max leur explique que internet lui rend d’énormes services et lui permet d’arrondir ses fins de mois, grâce aux actions d’un complice : un certain doberman nommé Filou.


AFFREUX, SALES ET MECHANTS

Pierre Alachime arrive à la bourre à son boulot et se fait charrier par son collègue et chef, Thomas Vasseur. Pour se faire pardonner, il doit raconter à Thomas, avec maints détails ragoûtants, sa nuit torride. Le ton et les propos sont gaillards, paillards, frôlant la vulgarité et le mauvais goût morbide. Leur discussion se termine sur une plaisanterie du même tonneau et on découvre qu’ils sont médecins légistes.

Conclusion : A force de côtoyer les morts, ils ont, depuis bien longtemps, perdu leur savoir-vivre.

EMBARQUEMENT IMMEDIAT:

A Orly, Jean Léder attend d’embarquer dans l’avion qui l’emmènera à Point à Pitre: la récompense d’un dur travail malhonnête. Il venait, la veille, de réussir avec quelques complices un casse important et avait entreposé la partie lui revenant dans sa valise bleue. La valise venait d’être enregistrée et partait vers la soute de l’avion. M. Léder attendait le moment d’embarquer. Pendant son attente, il constate la présence d’hommes un peu louches. Étaient-ce des policiers ? Étaient-ils là pour lui ? Leur présence, en nombre, l'inquiète de plus en plus. La pression ,qu’il subit, devenant grandissante, il ne la supporte plus et quitte l’aéroport.

En fin de compte, les policiers, car ils étaient bien de la police, sont là uniquement pour accueillir un prisonnier transféré d’une prison de province vers Paris, pour participer à l’audience d’un procès important. Mais Jean ne le sut jamais, seule sa valise bleue, emplie de ses trésors, fit le voyage vers Pointe à Pitre.

CINOCHE, SI MOCHE:

Toine Tonderi est de l’espèce des cinéphiles qui vivent perdus entre leurs chimères et la réalité. Seul, laissé pour compte par la société, car assez gravement handicapé par une maladie, il se replie dans son monde de stars et de rêves. Ses confidents les plus fidèles sont Bogart et Marylin, il leur raconte ses exploits de grand comédien imaginaire.

De temps en temps, pour oublier sa solitude et trouver un peu de chaleur auprès d’une amie, il joue au responsable de casting d’une société de production. Il reçoit pour cela certaines postulantes à la gloire. Le miroir aux alouettes ayant toujours le même impact sur les starlettes, il arrivait, en les forçant, à satisfaire ses envies charnelles.

Mais toutes les postulantes ne marchent pas dans la combine. Le drame, qui devait arriver, se produisit. Malgré ce malheur, il put, grâce à lui, jouer et vivre le plus grand et ultime rôle de sa vie.

courts métrages 2

LE RETOUR DE BATON

Après la lecture d’un article intitulé: «RED ON ORANGE», Martin Maxwell est fou de rage. Il se trouve à soixante ans dans une chambre d’hôpital militaire, fatigué, maigre, son visage rendu rond par l’effet d’une calvitie. Il se rapproche de la fenêtre, aperçoit la cour de l’hôpital militaire et se souvient d’une remise de médaille militaire, pour récompenser un haut fait d’armes.

Il nous reparle de son haut fait d’armes. Sur les ordres de gradés, il avait dû, avec son lieutenant et quelques hommes, rechercher et éliminer un sniper Vietcong qui s’amusait à harceler les militaires, en tirant jour et nuit vers le camp, sans toucher aucun soldat.

Alors qu’il avançait, avec d’autres unités, vers les positions ennemies, des avions US déversaient des bombes et torpilles au napalm qui dégageaient d’étranges nuages orangés. Son unité est la première à repérer l’antre du harceleur et à l’inspecter, quand elle tombe dans une embuscade. Pour sauver sa vie, le lieutenant s’engouffre dans le tunnel du Vietcong et Max fait semblant d’être mort. Un dernier passage des avions US et deux bombes réduisent à néant la troupe Vietcong qui s’enfuit. Le lieutenant ressort de sa cachette, Max se relève. Des mots, des insultes, des promesses de cour martiale, une rafale de mitraillette. Le lieutenant meurt et Max s’affale de fatigue, juste avant l’arrivée d’une autre unité G.I.

C’était là le vrai déroulement de son fait d’armes. Mais une sorte de justice divine l’avait rattrapé depuis. Une intoxication, une maladie pernicieuse qui le poursuivait depuis sa démobilisation. Là, il était fou de rage, car l’article qu’il venait de lire lui apprenait les raisons de son incurable maladie : une intoxication à la dioxine, provoquée par les effets nocifs d’une arme chimique utilisée par l’armée américaine, lors du conflit vietnamien.


SOUS LA PLEINE LUNE

Un homme, vêtu d’un costume du 17éme siècle, se promène, à la tombée de la nuit, dans la forêt. La Lune pleine commence à trouver sa blancheur naturelle. L’homme prend des notes sur un écritoire, après avoir ausculté quelques arbres. Proche d’une clairière baignée par la clarté de la lune, il s’arrête et s’allonge à quelques mètres d’un étang. Il se repose, quand il assiste à une scène curieuse : un agneau lape un peu d’eau et se fait attaquer par une volée de chauve-souris. Emu par la scène violente et rapide, l’homme quitte son point d’observation et s’en retourne rapidement chez lui.

Il passe toute sa nuit à écrire. On découvre, en le quittant, une plaque apposée à l’entrée de sa cabane en bois de service sur laquelle est inscrit :

« Résidence allouée au chargé royal des eaux et forêts
Monsieur Jean de Lafontaine »

LE TRAIN TRAIN.

Depuis qu’il a fait fortune en créant un site Internet et en le revendant très cher, Victor Mansard s’est coupé de tous ses collaborateurs de travail, collègues, amis et de sa tendre amie, Myriam.

Depuis, pour oublier son désœuvrement, chaque week-end, il s’offre des sorties en boîte où danses, alcools, drogue et sexe font mauvais ménage. De ces soirées, il n’en retire que des impressions éphémères de plaisirs et de désolation. Ses conquêtes sont vite oubliées et reléguées dans un recoin confus de sa mémoire, pour passer à d’autres expédients, expériences et vives émotions.

Lors d’une de ses dernières virées, il se réveille dans un appartement sombre qu’il ne reconnaît pas. Il se souvient vaguement avoir levé une jeune femme et passé la nuit avec elle. Avait-il conclu ? Il n’en sait plus rien ! La fille, sous des couvertures, semble dormir profondément et il ne veut pas la réveiller. Il en profite pour sortir rapidement de l’appartement et de trouver la gare de banlieue qui lui permettrait de retourner vers la capitale, de se retrouver chez lui.

En prenant le train très tôt, il se remémore la vie de travailleur de son père qui adoptait ce genre de moyen de transport sordide, marqué par certains actes délictueux de jeunes loubards. C’était une des raisons pour lesquelles il a toujours voulu réussir et fuir la banlieue.

A un arrêt, des sauvageons montent dans le train et perturbent la tranquillité du wagon. Ces jeunes racailles harcèlent une jeune femme et Victor a le malheur de s’interposer. Lui, qui, lors de ses virées, abusait d’alcools, de drogues et de sexe et laissait ses conquêtes aussi mortes qu’une tombe, venait de succomber à un violent coup de couteau, assené par un de ces délinquants de banlieue, banlieue qu’il avait voulu toujours fuir.

courts métrages 1

synopsis des courts récits traités en scénarios

Textes originaux :

DANS LA TETE
Joe Mourtown vit dans une résidence composée de petites maisons individuelles coquettes. Il espionne Victor Albédjian qui, dans l'allée de son jardin, s'apprête à monter dans sa nouvelle voiture pour l'essayer. Joe lui voue une haine indéniable.

Joe, jeune et fringant beau gosse, dans sa voiture rutilante, s'offre des balades revigorantes, Il drague des jeunes femmes qui tombent sous son charme. Il leur fait l'amour avec délectation.

Emporté par sa haine envers Victor, il fait même participer ses conquêtes féminines aux différentes meurtres qu'il commet à l'encontre de son ennemi.

Joe subit un violent accident de voiture. Depuis, il en veut à Victor, le responsable de son accident, de son handicap permanent: Joe est paralysé à vie sur une chaise roulante. Il passe maintenant ses journées à espionner Victor et à tuer son chauffard, son ennemi. Mais tout cela n'est que futilité, car toutes ces aventures galantes, tous ces meurtres ne se passent que dans sa tête.

ACCIDENT DE PARCOURS

Pierre Marat et Anne Miland sont les animateurs vedettes de la tranche horaire 9h 12h sur Radio Star. Durant leur émission, un appel d’un commissaire de police : il souhaite passer un avis de recherche pour une petite fille. La radio accepte de diffuser le message.

Plus tard, le même commissaire informe les animateurs qu’il a retrouvé la petite fille, victime d’un accident de la route. Il souhaite maintenant passer un deuxième appel pour sensibiliser le chauffeur qui a causé l’accident afin que son assurance puisse prendre en charge les frais d’hospitalisation de la jeune fille, gravement blessée.

La tranche horaire se termine et toute l’équipe de Marat et de Miland se rend au restaurant du coin pour déjeuner. Pendant leur prise joyeuse de repas, le commissaire rappelle la station pour l’informer que la petite fille est morte.

Lors d’un flash-back, retraçant les parcours de la petite fille et du chauffard, on découvre que l’automobiliste fautif n’est autre que l’animateur vedette : Pierre Marat.



SENSIBLE RALEUR

Jean Darton est un râleur né. Dès son réveil, il râle. En se levant, en sortant de sa chambre, en préparant son café et petit déjeuner, il râle. Il continue d’être bougon en se rendant aux toilettes puis dans sa salle de bains exiguë.

Il a aujourd’hui une mission à remplir, un contrat que lui a dégoté son minable agent. Il continue de râler en s’habillant, puis au sortir de son immeuble. Pendant son parcours en voiture, il constate les embouteillages créés par les salariés se rendant dans la capitale, en voiture, pour leur travail.

Il arrive enfin à destination. La cliente, chez laquelle il doit faire sa prestation, l’accueille, le sourire aux lèvres et le dirige vers une salle de bains trois fois plus grande que la sienne. A l’aise, il se prépare.

Dans le salon de la maison de la cliente, une quinzaine de jeunes enfants attend. Jean Darton arrive et commence sa prestation de clown Bigolo.


HEURE DE POINTE

Paris, on suit un homme, qui porte un sac bleu sur le dos, durant son court parcours entre la rue Saint Lazare et son arrivée sur l’un des quais de la gare du même nom. Il commente avec nombre de remarques judicieuses son avancée, croisant pute défraîchie, enfants tirés par des mères indignes, passant devant des devantures d’échoppes différentes, se faisant bousculé par tous les usagers de la SNCF, dépassant des unités de surveillance de CRS et de militaires.

Tout comme tous les voyageurs potentiels de cette gare, il constate une affluence inhabituelle en ce vendredi soir : la panique, la bousculade sont plus intenses. Il reçoit un coup de fil, un ordre en découle et il obéit : en appuyant sur la touche « enter » de son téléphone portable. Trois détonations résonnent, il explose en poussant un vibrant : Allah Akbar !

MARIAGE

Paul, 52 ans, sous l’influence de sa mère malade, accepte de quitter Toulon pour se rendre à Marseille et représenter la famille pour le mariage du fils de sa cousine. Pour la circonstance, il s’habille avec un costume qu’il n’a pas mis depuis un certain nombre d’années, il est engoncé.

Une corvée plus qu’un plaisir. Il arrive tout de même à la salle, est accueilli par sa cousine qui le remercie de sa venue. Là, il rencontre des membres de sa famille. Croise des personnes qu’il ne reconnaît pas, subit des discussions futiles, des embrassades embarassantes, constate qu’il n’est pas le seul à être engoncé dans des habits de soirée trop serrés, remarque les tenues délirantes de certaines femmes. Il participe à un dîner où les convives sont plus que folkloriques ce qui accentue sa désolation. Il admire le marié qui est heureux et s’agite comme un fou auprès de sa belle. Il repense à sa vie, à ses amours ridicules, à sa triste situation sociale et professionnelle, à son amour perdu, parti à tout jamais. Il ne peut plus faire bonne figure, être heureux parce que l’événement l’exige. Il quitte la fête, reprend sa voiture et refait la route qui le mène à Toulon. Celle-ci longe une corniche. A un moment, les yeux remplis de larmes, il passe une vitesse et accélère.

 

 
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